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Avril 2017 - Perspectives d'investissement

Les faibles variations mensuelles observées sur certaines classes d’actifs à fin mars masquent un parcours plus agité. Des mouvements importants ont en effet été observés dans les marchés obligataires et des devises au cours du mois. Par exemple, le rendement du Trésor américain à 10 ans est passé de 2,39% à 2,63% le 13 mars avant de retourner à son niveau de départ. Cela s'explique surtout par le fait que la Réserve Fédérale soit apparue moins restrictive suite à sa décision de relever son taux directeur de 0,25% en mars. Les Bunds à 10 ans ont suivi un chemin similaire, grimpant de 0,21% à 0,48% pour terminer le mois à 0,33%, les investisseurs ayant réagi au procès-verbal de la dernière réunion de la BCE. Le dollar a également été très chahuté. Le dénouement partiel du positionnement de marché très long a longtemps pesé sur sa valeur avant qu’il ne rebondisse en toute fin du mois.

Les marchés actions ont été moins volatils en mars, avec une hausse de 0.7% de l’indice MSCI Monde. Si les actions américaines ont fait du surplace, les actions européennes ont bien performé (+ 5.5% pour l’Euro Stoxx 50), malgré la hausse de l’euro. Ces tendances positives des deux classes d’actifs reflètent des données économiques solides dans la zone euro et un risque politique en déclin. Aux Pays-Bas, les élections du 15 mars dernier ont vu le premier ministre, Mark Rutte, recueillir le plus de sièges, tandis que le parti d’Angela Merkel (CDU) a remporté une élection régionale dans la Sarre. Finalement, les investisseurs paraissent très (trop ?) sereins par rapport aux imminentes élections présidentielles françaises, avec le candidat centriste Emmanuel Macron donné largement gagnant au second tour.

Les risques politiques en Europe figurent parmi les principales craintes du marché mais n’ont eu qu’un impact limité sur les prix des actifs. La dette souve-raine française s’est néanmoins trouvée sous pression depuis le début de l’année et le graphique montre l’écartement de son spread comparé à la dette allemande. Suite au premier tour des élections présidentielles, cet écart s’est resserré de manière significative pour retrouver son niveau de fin 2016.

 

 

L’environnement aux États-Unis est devenu moins favorable pour les actions en raison d’un enthousiasme plus modéré des investisseurs quant à l'agenda politique de Donald Trump. L’échec de ce dernier dans sa tentative à abroger l’Obamacare, et à le remplacer, a soulevé des inquiétudes quant à sa capacité à tenir ses promesses économiques, à savoir la réforme de la fiscalité et la mise en place d’un vaste programme de dépenses d'infrastructure.

Mars a été un mois agité pour le dollar US qui a subi une pression vendeuse contre la plupart des devises. Le graphique montre que la parité EUR/USD s’est appréciée de 1.05 à 1.087 et a même brièvement cassé sa moyenne mobile à 200 jours. Le billet vert a ensuite rebondi en fin de mois, les marchés considérant que le compte rendu de la dernière réunion de la BCE reflétait une attitude plutôt prudente et, de ce fait, un moindre soutien pour l’euro.