• A propos de nous

Juin 2017 - Perspectives d'investissement

Mai a encore été un mois positif pour les marchés actions tandis que le dollar est resté sous pression et que les rendements des emprunts d’états ont baissé. Les indices d’actions US ont atteint de nouveaux records, les marchés émergents ont continué de surperformer tandis que les actions européennes ont consolidé suite à une période faste. Comme anticipé, le candidat centriste Emmanuel Macron a été élu président de la République française et les marchés ont subi des prises de bénéfices au lendemain de sa victoire.

Malgré leur hausse mensuelle, les actions globales ont connu un trou d’air le 17 mai, reflété par une baisse de 1.8% du S&P 500, soit son plus fort déclin journalier depuis décembre 2016. Ce mouvement a été déclenché par des événements liés au licenciement inattendu du directeur du FBI, James Comey, au moment où l’enquête sur les liens entre la Russie et des proches de Trump prenait de l’ampleur. L’impact de cette crise et des tensions géopolitiques n’a toutefois pas duré et les marchés se sont rapidement repris.

Parmi les tendances observées depuis le début de l’année, l’inversion des « Trump trades » figure en tête de liste. A titre d’exemples, le dollar a cédé tous ses gains de novembre et décembre, les taux US à 10 ans ont décliné de 0.45% depuis mars, tandis que le secteur de l’énergie se traite à un niveau nettement inférieur à celui observé avant l’élection présidentielle américaine. Ces mouvements résultent du manque de progrès portant sur les politiques pro-croissance promises par l’administration Trump, en particulier la réforme fiscale et les dépenses d’infrastructure. A partir de la situation actuelle, il est légitime de penser que les actions bénéficieraient à nouveau d’un changement de perception du marché quant à l’agenda politique américain.

L'EURO BÉNÉFICIE D'UNE CONFIANCE RETROUVÉE

 

Suite à un début d’année en demi-teinte, les actifs européens se sont dès lors bien comportés. La combinaison de données économiques soutenues, de forts bénéfices de sociétés au 1er trimestre et le déclin des risques politiques a renforcé les prix des actions et le niveau de l’euro. Le graphique montre l’appréciation de l’euro contre le dollar depuis la fin janvier; ceci découle du resserrement de spread entre les taux à 10 ans US et allemands ainsi que de la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle française.