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Mars 2018 - Perspectives d'investissement

Au début février, les marchés de capitaux sont sortis de leur zone de confort. Les marchés globaux d’actions ont été sévèrement affectés par un soudain pic de volatilité et par la hausse rapide des rendements obligataires. Même si ces éléments ont constitué les sources principales de leur turbulence, il faut bien admettre que les marchés d’actions étaient mûrs pour une correction, en raison d’un état de sur achat et des flux massifs investis en janvier.

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Mars 2018 - Les chiffres-clés du mois

L’ACCÈS DE FIÈVRE DE LA VOLATILITÉ ANÉANTIT CERTAINES STRATÉGIES

  • La Chine a enregistré une croissance de 6.8% de son PIB au 4ème trimestre, légèrement au-dessus des attentes.
  • L’indice manufacturier PMI chinois a été stable en janvier à un niveau de 51.5, en ligne avec les attentes.
  • Le climat économique dans la zone Euro s’est amélioré en janvier (l’enquête ZEW a grimpé de 29 en décembre à 31.8). L’indice PMI Composite, annoncé à 58.6, a été supérieur aux prévisions.
  • En Allemagne, le climat économique s’est amélioré en janvier (l’enquête ZEW a passé de 89.3 en décembre à 95.2). L’indicateur du climat des affaires IFO a progressé à 117.6 comparé à 117.2 le mois précédent.
  • La confiance des consommateurs américains s’est améliorée en janvier à 125.4 (prévisions de 123).
  • L’indice manufacturier US ISM a progressé à 59.1 en janvier comparé à des attentes de 58.2.
  • L’estimation initiale du PIB US au 4ème trimestre a été de 2.6% (3% attendu).
  • Aux États-Unis, le nombre d’emplois créés par le secteur privé a augmenté de 196'000 en janvier, un chiffre supérieur aux prévisions de + 181'000.

 

2.95%
LE PIC DE RENDEMENT ATTEINT PAR LES BONS DU TRÉSOR À 10 ANS AU COURS DE FÉVRIER

 

Février 2018 - Perspectives d'investissement

Les marchés globaux d’actions ont démarré 2018 en fanfare avec des flux record vers les fonds en actions. A l’opposé, les emprunts d’États se sont trouvés sous une pression constante, qui s’est traduite par une pentification et un glissement vers le haut des courbes de taux. La faiblesse du dollar contre l’ensemble des devises, observée en fin 2017, s’est accélérée en janvier, avec une baisse du Dollar Index de 3.3%.

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Février 2018 - Les chiffres-clés du mois

LES RENDEMENTS DES BONS DU TRÉSOR À 10 ANS DÉPASSENT 2.8%

  • La Chine a enregistré une croissance de son PIB au 4ème trimestre de 6.8%, légèrement au-dessus des attentes.
  • L’indice manufacturier PMI chinois a été stable en janvier à un niveau de 51.5, en ligne avec les attentes.
  • Le climat économique dans la zone Euro s’est amélioré en janvier (l’enquête ZEW a grimpé de 29 en décembre à 31.8). L’indice PMI Composite, annoncé à 58.6, a été supérieur aux prévisions.
  • En Allemagne, le climat économique s’est amélioré en janvier (l’enquête ZEW a passé de 89.3 en décembre à 95.2). L’indicateur du climat des affaires IFO a progressé à 117.6 comparé à 117.2 le mois précédent.
  • La confiance des consommateurs américains s’est améliorée en janvier à 125.4 (prévisions de 123).
  • L’indice manufacturier US ISM a progressé à 59.1 en janvier comparé à des attentes de 58.2.
  • L’estimation initiale du PIB US au 4ème trimestre a été de 2.6% (3% attendu).
  • Aux États-Unis, le nombre d’emplois créés par le secteur privé a augmenté de 196'000 en janvier, un chiffre supérieur aux prévisions de + 181'000.

 

$100 Mrds
LES FLUX MENSUELS RECORDS DANS LES FONDS EN ACTIONS

 

Allocation d'actifs 2018

OBLIGATIONS

Nous continuons à sous-pondérer les obligations

Nous sommes sous-exposés aux obligations puisque les rendements obligataires devraient commencer à augmenter progressivement sur fond de normalisation des politiques monétaires et de croissance mondiale robuste. Nous sous-pondérons nettement les titres de qualité « Investment grade », car nous préférons limiter le risque de duration et nous considérons que des spreads de crédit étroits offrent peu de protection. Nous nous sommes désengagés des positions en obligations à haut rendement après un rallye exceptionnel. Nous restons toutefois exposés aux prêts bancaires européens.

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Perspectives des marchés financiers 2018

Les facteurs de soutien pour les actifs risqués en passe d’atteindre leur niveau maximal

Avec des perspectives économiques favorables et une croissance bénéficiaire satisfaisante, les conditions semblent réunies pour que la hausse des actions se poursuive. Mais une croissance économique mondiale solide ne sera pas suffisante pour que les actions continuent à monter. Deux autres aspects essentiels entreront également en ligne de compte: les cours et la rentabilité des entreprises. Nous pensons que les actions resteront bien orientées, même si cette classe d’actifs rencontrera vraisemblablement des difficultés plus importantes. La relation entre la croissance et l’inflation pourrait être moins favorable désormais et les actifs aux bilans des banques centrales atteindront leur niveau maximum en 2018.

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Perspectives d'investissement 2018

La croissance mondiale pourrait toucher un point haut en 2018

Les anticipations prévoient une poursuite de l’expansion de l’activité économique mondiale en 2018. Mais la croissance mondiale pourrait également atteindre son niveau maximum. L’économie mondiale se caractérise actuellement par une reprise généralisée portée par l’accroissement des échanges commerciaux, des investissements et de la confiance des ménages. Les chiffres disponibles et les estimations font ressortir des risques de récession extrêmement faibles en 2018. Cependant, l’économie est proche du plein régime et le mouvement haussier à l’oeuvre pourrait s’essouffler. En dépit d’une baisse des capacités inutilisées et de marchés du travail plus tendus, il existe peu de signes d’inflation des prix sous-jacents aux États-Unis et en zone euro. C’est le seul facteur qui empêche encore la Réserve fédérale et la BCE de durcir le ton davantage.

Après de nombreuses années où les estimations du PIB étaient constamment révisées à la baisse, les premières révisions à la hausse depuis la crise financière sont intervenues en 2017. Elles sont substantielles pour les économies avancées. L’OCDE et le FMI estiment à +3,7% la croissance mondiale en 2018, après +3,6% en 2017. L’OCDE prévoit ensuite qu’elle renoue avec le niveau de 3,6% en 2019. Sur le plan géographique, la croissance devrait rester solide dans l’Union européenne et aux États-Unis. L’économie chinoise, quant à elle, devrait ralentir un peu, du fait de la mise en place de politiques budgétaires et monétaires moins interventionnistes.

Indicateurs macro-économiques avancés: les indices des directeurs d’achats

Indicateurs avancs

Les indices des directeurs d’achats des États-Unis et de la zone euro ont franchement progressé tout au long de l’année 2017. En revanche, l’indice mesurant l’activité manufacturière en Chine a fait du sur place. Il traduit en quelque sorte une stabilisation de la croissance économique. Aux États-Unis, l’activité a rebondi après avoir crû à un rythme modéré au premier semestre. L’indice de la production manufacturière est proche d’un point haut sur 13 ans et atteint un niveau qui correspond historiquement à un taux de croissance du PIB de 4%. L’indice PMI composite de la zone euro atteignait 58,1 fin 2017, soit son plus haut niveau depuis février 2011. De ce fait, la croissance du PIB aurait dû s’accélérer au quatrième trimestre. Cette dynamique devrait s’estomper en 2018, mais le niveau d’activité global devrait rester supérieur à son potentiel à long terme.

Politiques budgétaires

Les politiques monétaires à l’échelle mondiale devraient rester expansionnistes en 2018. Mais la transition vers des politiques moins accommodantes sera à l’ordre du jour, et à plus fortes raisons si la BCE vient à annoncer le retrait de son programme d’assouplissement quantitatif. En revanche, les politiques budgétaires seront plus expansionnistes dans plusieurs grandes économies développées. Pourtant, parmi les pays mettant en oeuvre une politique budgétaire plus expansionniste, beaucoup sont en situation de plein emploi ou s’en approchent. C’est le cas des États-Unis, du Japon et de l’Allemagne. Autant dire que les mesures de relance budgétaire n’auront qu’un effet limité sur la demande globale, même si l’impact sur les soldes budgétaires sera plus notable.

La récente refonte du code des impôts américain donnera lieu à des réductions d’impôts permanentes pour les sociétés et à des baisses d’impôts pour les personnes physiques et les foyers fiscaux qui seront progressivement levées. Cette réforme fiscale aura une incidence positive sur l’activité économique, mais les avis sont partagés quant à l’ampleur de celle-ci. Ainsi la Réserve fédérale ne prévoit qu’un impact modéré sur la croissance. Au Japon, le gouvernement du Premier ministre Shinzō Abe a annoncé des dépenses budgétaires totales de 860 milliards de dollars en 2018, un niveau jamais atteint. L’objectif est d’inscrire la reprise de l’économie nippone dans la durée. Enfin, la politique budgétaire en zone euro s’annonce également légèrement expansionniste, avec des baisses d’impôts et un accroissement des dépenses.

Le risque d’une surchauffe de l’économie américaine

L’économie américaine affiche une santé florissante. La croissance du PIB en variation trimestrielle s’est accélérée à 3,3% au troisième trimestre. Le chômage a rarement été en dessous du niveau actuel de 4,1% depuis 1970. À ce stade du cycle économique, l’on pourrait s’attendre à ce que les améliorations de la situation sur le marché du travail s’aplanissent, mais il n’en est rien. Par ailleurs, les investissements des entreprises retrouvent de la vigueur et les niveaux de confiance des ménages et des entreprises se situent à des niveaux records ou s’en approchent. La Réserve fédérale américaine a resserré son taux de référence à cinq reprises depuis décembre 2015, mais les conditions financières sont en fait plus souples aux États- Unis. Il y a plusieurs raisons à cela: un dollar plus faible, des rendements obligataires à long terme bas et les retombées du boom des marchés boursiers et de la hausse des prix immobiliers.
Tous ces facteurs rendent la tâche de la Fed encore plus ardue, d’autant que les baisses d’impôts récemment votées stimuleront également l’économie. La perspective du programme ambitieux de dépenses en infrastructures de Donald Trump, fixé à 1 000 milliards de dollars américains, ne manquera pas d’accroître le risque de surchauffe. Ce scénario d’une surchauffe de l’économie américaine omet toutefois un aspect, et non des moindres puisque nous voulons parler de l’inflation. Si l’on exclut les produits alimentaires et l’énergie, les prix n’ont augmenté que de 1,7% en novembre 2017 en variation annuelle. Et les salaires ne progressent que d’environ 2,5%, pas plus vite qu’il y a deux ans. En cas d’accélération de ces tendances, la Fed pressera le pas et relèvera ses taux d’intérêt plus vite que prévu. L’économie américaine tournant presque à plein régime, la marge d’erreur est vraisemblablement très limitée.

Conclusions

C’est un fait: l’économie mondiale se porte à merveille. Oui, mais... Et il y a plusieurs « mais »: les risques devraient plutôt être baissiers désormais; le rythme actuel de la croissance mondiale pourrait atteindre ses limites cette année; et le risque d’une surchauffe de l’économie américaine pourrait amener la Fed à durcir plus brutalement sa politique monétaire, au moment même où la BCE priverait l’économie de ses mesures de relance, d’une partie tout au moins. Par ailleurs, des politiques moins axées sur la croissance pourraient attiédir les niveaux d’activité en Chine.

La bonne tenue de l’économie devrait se poursuivre

La croissance synchronisée affichée par l’économie mondiale devrait se poursuivre en 2018. Toutes les grandes régions économiques enregistrent des niveaux de croissance élevés et les derniers indices PMI publiés ont montré la bonne tenue du mouvement haussier mondial. Ainsi l’Europe et les États-Unis progressent à des niveaux qui dépassent leur potentiel à long terme. Et puis, une récession semble peu probable. Néanmoins, l’expansion mondiale pourrait décélérer, dans la mesure où plusieurs grandes économies tournent presque à plein régime et où l’effet des facteurs budgétaires et monétaires de soutien de la croissance s’estompe progressivement.

L’endettement élevé reste une menace

L’un des principaux risques cette année réside dans la prise de conscience de l’amorce d’une réduction effective de la liquidité mondiale du fait du retrait progressif des politiques monétaires extrêmement accommodantes des grandes banques centrales. Les niveaux de la dette souveraine ont fortement augmenté depuis la Grande Récession, particulièrement dans les économies avancées. Dans ces pays, le ratio dette-PIB s’est envolé: s’il était de 86% en 2007, il atteint désormais 115%. Même dans le contexte actuel de taux d’intérêt bas, plusieurs pays de la zone euro présentent toujours des taux d’intérêt sur la dette souveraine qui dépassent leurs taux de croissance. C’est l’une des raisons pour lesquelles la BCE sait qu’il va lui falloir oeuvrer avec la plus grande prudence. Toute hausse franche des rendements obligataires s’accompagnerait d’une augmentation du coût du service de la dette et susciterait à nouveau des craintes quant à la viabilité de l’endettement.

Les risques politiques ont reflué, pas disparu

Si les risques économiques sont peu importants, une politique monétaire inadaptée, une évolution géopolitique défavorable et, dans une moindre mesure, des risques politiques sont les principales menaces qui pèsent sur l’économie mondiale. La perte d’influence des États-Unis dans le monde, les tensions existantes en Corée du Nord et au Moyen-Orient et la détérioration de la politique commerciale américaine sont quelques-uns des sujets les plus préoccupants. En Europe, les risques politiques se sont atténués, mais les élections législatives qui se dérouleront en mars en Italie seront le prochain test pour l’Union européenne. De même, une Allemagne dotée d’un gouvernement stable est nécessaire pour l’Europe. Aussi les négociations menées par Angela Merkel pour former une coalition avec les sociaux-démocrates feront-elles l’objet d’un suivi attentif.