Lettre mensuelle | Février 2020

LA CAPITALISATION BOURSIÈRE D’APPLE DE $1’400 MILLIARDS SURPASSE LA VALEUR TOTALE DU DAX ALLEMAND

1.5% LE RENDEMENT À 10 ANS DES BONS DU TRÉSOR PROCHE DU PLUS BAS DE 2019

Perspective d’investissement

Janvier a été un mois mouvementé qui s’est terminé par la baisse des marchés des actions et la chute des rendements obligataires. L’indice MSCI World, en monnaies locales, n’a baissé que de 0,3 %, mais cette performance ne reflète pas la dispersion observée entre les différentes régions ; la résistance des actions américaines a entraîné une modeste perte de 0,2 % pour le S&P 500, tandis que l’indice MSCI Emerging Markets a perdu 4,7 %. Les taux à 10 ans des bons du Trésor et du Bund ont respectivement baissé de 0.41% et 0.25%, pour atteindre des niveaux de 1,51 % et – 0,44 % à la fin janvier. Les prix des matières premières ont chuté, ceux de l’énergie en particulier, tandis que le prix de l’or s’est apprécié en raison de la baisse des rendements obligataires.

Malgré leurs baisses mensuelles, les marchés des actions ont fait preuve de résilience. Ils ont déjà dû faire face à une escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient ainsi qu’à l’apparition d’un syndrome respiratoire aigu en Chine, qui se propage rapidement. Ces événements n’ont pas réussi à faire baisser les prix des actions de manière significative, même si les marchés étaient surachetés et avaient besoin de consolider. Les actions de croissance américaines ont continué à surperformer et ont été aidées par la publication de résultats meilleurs que prévu au T4 19. Sur les 300 sociétés du S&P 500 qui ont déjà annoncé leurs résultats du 4ème trimestre, 74 % ont annoncé des bénéfices supérieurs aux attentes, le bénéfice par action étant en bonne voie pour atteindre une croissance de 3 % par rapport aux prévisions de 1,9 %. Les publications des entreprises européennes ont également été positives, avec 55 % de ventes surprises et 58 % de bénéfices supérieurs aux prévisions.

Les marchés de la dette souveraine semblent refléter une perspective plus prudente que les marchés des actions. En termes relatifs, la baisse des ren-dements des obligations d’État en janvier a surpassé la baisse limitée des actions et les rendements n’ont pas rebondi à leurs niveaux du début de l’année ; en revanche, les marchés des actions se sont redressés début février et sont de nouveau en territoire positif.

La flambée des prix du pétrole en début d’année, due à l’escalade des ten-sions entre les États-Unis et l’Iran, semble être un souvenir très lointain. Les prix ont depuis lors chuté de plus de 20 % en raison des craintes d’un ralentis-sement de la demande de pétrole, à la suite de l’épidémie de coronavirus. Selon Bloomberg, la demande chinoise de pétrole a chuté d’environ 3 millions de barils par jour, soit 20 % de sa consommation totale. Des informations selon lesquelles l’Arabie saoudite poussait l’OPEP et ses alliés à une nouvelle réduction de la production de brut n’ont pas suffi à soutenir les prix.

Stratégie d’investissement

Pour rappel, nous avons commencé l’année 2020 avec un positionnement plus dynamique des portefeuilles. Notre allocation en actions est passée à surpondérée après que nous ayons renforcé l’exposition aux actions en décembre, et nous avons également ajouté un fonds de crédit des marchés émergents à la classe d’actifs obligataires. Cela veut dire que nous étions exposés à plus de risque compte tenu de nos perspectives positives sur l’économie mondiale et sur les conditions des marchés.

L’apparition du coronavirus dans la ville de Wuhan, capitale de la province du Hubei en Chine centrale, représente un événement exogène et imprévisible ; son impact final est difficile à évaluer, mais il affectera clairement le PIB de la Chine au premier trimestre, malgré les diverses mesures de soutien prises par les autorités chinoises. Nous avons toute-fois décidé de ne pas modifier la structure des portefeuilles, car nous n’anticipions pas une forte baisse des marchés des actions. À l’heure où nous rédigeons cette lettre, les marchés ont retrouvé leur tendance positive et semblent être en accord avec notre point de vue haussier.

LES ACTIONS ONT FAIT PREUVE DE RÉSILIENCE EN FACE DU CORONAVIRUS

Activité des portefeuilles / nouvelles

Janvier s’est finalement avéré être un mois plutôt frustrant du fait que les portefeuilles avaient bien performé jusqu’à l’apparition du coronavirus en Chine. De manière attendue, les expositions aux marchés émergents et à l’Asie figuraient parmi les principaux détracteurs des portefeuilles, tandis que les actions de croissance US et les petites capitalisations US ont apporté des contributions significatives, tout comme les obligations convertibles et celles avec une longue duration. Deux fonds en actions japonaises ont été particulièrement impactés, injustement à notre avis, et nous continuons à penser que cette classe d’actifs offre de la valeur. Le fonds de dettes d’entreprises des marchés émergents, qui avait été approuvé en décembre, s’est bien comporté et a terminé le mois en hausse de 2 % en dollars.

Les deux fonds d’obligations convertibles ont généré des gains mensuels et nous considérons que cette classe d’actifs est une proposition très attrayante dans les conditions actuelles du marché. Il est également intéressant d’observer les différences entre la structure du marché des différentes régions. Les obligations convertibles européennes ont généralement une notation plus élevée et tendent à être émises par des sociétés plus établies, tandis que les obligations US sont souvent notées « high-yield » et émises par des sociétés à croissance plus rapide dans des secteurs tels que la technologie et la biotechnologie.

Télécharger la lettre mensuelle