News Flash | 28 février 2020

Depuis la mi-février, les marchés des actions ont été secoués par les craintes concernant l’impact potentiel du coronavirus sur l’activité économique et sur les bénéfices des entreprises. Les principaux indices ont plongé d’environ 13 % cette semaine et il faut remonter à la crise financière d’octobre 2008 pour observer une correction hebdomadaire plus importante, reflétant ainsi la gravité et la vitesse du mouvement récent. Les performances des principaux indices depuis le début de l’année sont maintenant de -6 % (Nasdaq Composite) à -12 % (Japan Topix). Les corrections sur le marché sont inhérentes à la classe d’actifs des actions et une analyse historique montre que ces corrections ont entraîné une baisse moyenne de 13 % pour le S&P 500 depuis la Seconde Guerre mondiale ; essayer d’anticiper ces mouvements est un jeu de dupes et la dernière correction a probablement été aggravée par des prises de bénéfices sur des actions richement valorisées suite à un fort rallye, des ventes techniques et un rééquilibrage de fin de mois.

Le comportement actuel des marchés est assez similaire à celui observé à la fin de 2018 ; ils sont totalement influencés par l’émotionnel et une spirale négative auto-renforcée semble s’installer. Nous considérons qu’ils deviennent irrationnels car les retombées ultimes du coronavirus sont impossibles à prévoir ; l’impact de ce choc exogène affectera gravement l’activité économique au premier trimestre mais ne sera probablement que temporaire, comme bien des fois auparavant.

Nous sommes des investisseurs fondamentaux à long terme et nous nous préparons à profiter des opportunités intéressantes dans un certain nombre de secteurs et de titres qui résulteraient d’une exagération de cette correction du marché ; notre allocation en actions neutre actuelle deviendrait alors surpondérée. Nous accordons également une attention particulière au crédit aux entreprises, compte tenu de la cherté des valorisations et des éventuelles conséquences inattendues, ainsi que de la mise au jour de problèmes inconnus en raison de bilans avec des niveaux d’endettement élevés.

Comme toujours, nous nous réservons le droit de modifier nos perspectives d’investissement et d’ajuster notre allocation d’actifs en fonction de l’évolution de la situation et de la réaction des gouvernements et des dirigeants d’entreprises en fonction de la propagation du coronavirus.